Helen Heinz & Hans Horvarth | DIE GEMEINHEIT DER TAGE (LA VULGARITÉ DES JOURS)

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DIE GEMEINHEIT DER TAGE – LA VULGARITÉ DES JOURS

Cette exposition est la première exposition personnelle qui est consacrée à l’œuvre d’Helen Heinz et Hans Horvarth. Celle-ci n’ayant jamais été montrée de leur vivant. Il s’agissait là d’une décision assumée par ce couple d’artistes allemands qui résidait et travaillait dans un ancien bunker de la banlieue de Düsseldorf.

Vernissage le vendredi 8 décembre à partir de 18:00
Exposition du 9 décembre 2017 au 27 janvier 2018

À la toute fin des années soixante, Hans Horvarth est ingénieur du son à la Westdeutscher Rundfunk à Cologne et a rencontré depuis peu Gerry Schum, qui l’a présenté à de nombreuses personnalités de la scène artistique allemande de la Ruhr. À la même époque, Helen Heinz bénéficie d’une bourse d’études de la Rietveld Academie d’Amsterdam et réside à Düsseldorf. Ils se rencontrent lors d’un vernissage à la galerie Heinz Teufel. Horvarth a déjà un petit atelier dans la banlieue de Düsseldorf, à Wersten, dans un ancien bunker désaffecté de la Reusratherstrasse. Helen Heinz s’y installe avec lui l’année suivante et ils ne quitteront plus l’endroit.
Ils vont travailler ensemble pendant plus de trente années et ne jamais montrer leurs œuvres, hormis à quelques amis qui avaient la consigne de n’en parler à quiconque. Aucun conservateur, aucun galeriste n’a jamais été autorisé à franchir la porte de l’atelier. Aucune photographie des œuvres n’a jamais circulé. Et pourtant, ils n’ont jamais cessé de travailler à une œuvre qui reste encore aujourd’hui en prise avec le monde, même si la vision qu’ils en ont est d’un grand pessimisme. Plus précisément, Heinz & Horvarth s’appliquent à envisager ce que l’homme fait à l’homme et, par là même, se posent la question de l’humanité et de l’être-là. Jamais ils n’indiquent ce qu’il y a lieu de faire devant un constat qui reste – hélas – sans appel ; ils n’appellent pas à la résistance, mais n’invitent pas non plus à laisser les choses en l’état. Ce ne sont pas des reclus ou des moines qui se seraient retirés du monde,, non plus que des artistes ayant pris le maquis ; ils sont juste discrets.
Après la mort de Hans Horvarth en 2011, Helen Heinz continue de travailler seule. Il est loisible de sentir un changement dans les œuvres datant de cette époque, qui posent davantage la question du devenir de l’humain et de ce qui reste dès lors que tout est terminé.
Le bunker de la Reusratherstrasse a récemment été démoli afin d’y édifier des logements sociaux. Les œuvres de Heinz & Horvarth ont été mises à l’abri dans différents lieux en Allemagne, en Belgique et en France.

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